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Citoyenneté > Opinions, dossiers, compte-rendusL’Afrique comme l’Europe : il est mieux le laisser mourir que creer un precedent6 avril 2007En ce moment il y a 400 hommes au milieu de la mer sans de l’eau ni nourriture. Probablement il y en a beaucoup plus, mais de ces 400 on a la certitude. Ils se trouvent au large de la Mauritanie depuis quatre jours, selon ce qui ecrit Cinzia Gubbini sur l’article que nous avons mentionné sur notre site le 7 fevrier.
Nous avons essayé d’avoir d’autres informations, en feuilletant tous les journaux d’hiers et aujourd’hui en esperant que quelqu’un rapporte, s’il n’est pas possibile des ajournements, au moins la nouvelle. Et au contraire, au milieu de la mer de la carte imprimée, où trouvent espace les lettres de femmes indignées avec leur puissants/influants maris ou quelque petit fait divers capable de reveiller la curiosité morbide du lecteur medium, meme pas un mot a etée ecrite sur ce cas. Ainsi, pour l’instant , il n’est pas possible ajouter aucun detail par rapport à ce qui a eté mentionné sur le journal “Il manifesto”. Mais peut etre c’est sur cette manque qu’on pourrait ecrire un article, et pas seulement pour donner libre cours à part de notre indignation et de notre tristesse. Il est evident que la memoire va à d’autres episodes de ce type bien plus celebres, le premier entre tous c’et celui de la paquebot Cap Anamur qui a interessé notre pays et quelqu’un de nous. Mais si ont pense bien, les temps sont beaucoup changés depuis cet episode. En 2004 il etait encore possible que un peut de bruit entourait des nouvelles comme celle ci, que quelqu’un meme racontait l’histoire des naufragés migrants qui risquaient la vie et que quelqu’un d’autre l’ecoutait. Surement, à cette epoque là comme maintenant, le final n’etait pas bon. A’ cette époque là comme maintenant tout se terminai presque tous les fois avec la detention administrative et les deportations, ou avec la mort. Mais peut etre il n’etait pas ancore possible parler avec une froideur pareille de centaines d’etre humains, d’une maniere ainsi ouverte et grossiere, sans honte, surs au contraire, de recevoir consentement et approbation. 400 hommes sont au milieu de la mer depuis 4 jours sans eau ni nourriture et ils ne se trouvent pas sur un transbordeur equippé pour le secours humanitaire comme il etait la Cap Anamur, mais sur une embarcation de fortune, comme il y en a plusieures qui partent bien sachant qu’il n y a pas beaucoup des possibilités d’arriver. Presque toutes les embarcations sont asiatiques. Ils ont dejà traversé presque tout le mond. La derniere etape de leur odyssée à etée probablement la Guinea Conakry, et maintenant se trouvent au large de la Mauritanie, plus exactement en face de la ville de Nouadhinbo dont les habitants, dans les derniers années , ont connu le bouleversement causé par le fait de devenit brusquement un territoire de passage pour les citoyens subsahariens directs en Europe. L’Afrique est en train de changer, avec ses frontieres. Les frontieres ne se limitent pas à traverser les lieux, mais les trasforment. Les choix politiques et les necessités economiques de l’Europe (strictement liées les unes avec les autres eux) ont encore le but, comme et peut etre plus de ce qui ce passait dans la periode coloniale, de modifier ce continent tres grand, tres riche, et devasté. Etablir à Madrid que le Maroque doit devenir le pays guide dans la lutte à l’immigration clandestine et qu’il doit serrer hermetiquement ses frontieres, signifie au meme temps deleguer à autres pays la fonction que le Maroque avait en precedence dans le percours des migrations. La frontiere se bouge. Du Mediterranée au Sahara, et les pays changent avec elle. Pour cette raison dans la diatribe diplomatique pour etablir qui doit se faire charge de ces 400 naufragés on reste stupefaits en ecoutant les declarations des ministres des Affaires etrangers espagnol, de la mauritanie, senegalais : sont identiques. Personne les veut “pour ne pas creer un precedent”. D’autant plus que entre les naufragés il n’y a ni des femmes ni des enfants et par consequence il y auront moins reactions emotives de la part de l’opinion publique à laquelle il faut rendre compte. Tous se disputent en mentionnant lois internes et articles du droit international. Africains comme europeennes, personne se preoccupe que 400 etres humains, dans ce moment precis soient abandonnés au milieu de la mer. Ou il n’est plus permis par les impitoyables dinamiques de ce systeme de choses que quelqu’un s’inquiete. Les migrants ont abandonné la via du Maroque pour celle du Senegal et de la Mauritanie. Dernierement, depuis que ces deux pays aussi sont impliqués dans des projets de surveillances conjointes des cotes et detention administrative, les embarcations pour l’ Espagne partent mene de la Guinea. Et les migrations contribuent, de cette maniere, à travers les modalité de leur “gestion”, à redessiner les nouvelles cartes geopolitiques dans le futur imminent. Si nous changons les frontieres, il change l’attitude des pays interessés, et change au meme temps la route des migrants. Pour chaque voie ou route bloquée s’ouvre un sentier, meme si à millier continuent à mourir. C’est une guerre, une revolution qui monte avec sa contre-revolution preventive qui ne consiste pas dans l’arreter physiquement, toutes ces milliers d’ hommes et femmes en mouvement, mais dans les rendrent inhumains, les epuiser, les faire arriver ici dans les conditions etablies par cette autre partie du monde. 400 hommes en ce moment, sont abandonnés au milieu de la mer. Personne s’interesse. Sont des effets collateraux. di Alessandra Sciurba, Melting Pot |
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