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Sans Papiers > Fiches pratiquesAcquisition ou reconnaissance de la citoyenneté italienne pour les apatrides26 novembre 2003Il faut tout de suite dire que le statut des apatride est reconnu aux individus qui ne peuvent démontrer la citoyenneté d’un état ou qui ne sont plus traités comme citoyens par les autorités compétentes du pays d’origine. Par conséquent ces individus ne peuvent pas bénéficier d’aucune assistance administrative soit la livraison de documents essentiels tels que l’état civil ou documents pour l’identité. Pour ces cas il faut faire une distinction entre difficulté et vrai non-reconnaissance de la citoyenneté originaire. Le CSI (Comitato Solidarietà Immigrati) de La Spezia a formulé une question intéressante et représentative qui touche les apatrides. Il faut dire qu’il n’est pas facile de répondre à cette question. Successivement on nous présente l’exemple spécifique des fils de citoyens cubains qui ne sont pas considérés cubains dès la naissance, situation équivalente aux fils d’italiens qui sont nés à l’étranger. Le problème est comprendre si dans ce cas les fils (de parents cubains) nés en Italie, et qui au moment de la naissance n’obtiennent pas la citoyenneté cubaine, peuvent être considérés apatrides ou citoyens italiens. Pour répondre à cette question il faut faire des considérations préliminaires et dans notre Melting Pot nous avons, à plusieurs reprises, essayé de répondre aux situations relatives aux apatrides. Exemple pratique - Il arrive souvent que des gens trop longtemps loin du pays d’origine n’arrivent pas à obtenir le renouvellement du passeport auprès de leur Ambassade et par conséquent n’obtiennent pas le renouvellement du permis de séjour. Cela peut aussi arriver à cause du service militaire, c’est à dire que les Ambassades se refusent de renouveler le passeport car l’intéressé doit faire son service. La procédure de la reconnaissance Pour les cas présentés (service militaire) le pays d’origine répondra que l’intéressé est son citoyen et pour cette raison il revendiquera l’obligation au service militaire. La procédure prévue est assez simple puisqu’elle ne demande pas l’assistance d’un avocat mais elle n’est qu’une instance à présenter au Ministère Des Intérieurs. Le résultat de la procédure dépendra de l’évaluation de la situation objective. Comme alternative à la procédure administrative ou à la suite du refus de la part du Ministère des Intérieurs il est possible de faire recours au tribunal civil ordinaire du lieu de résidence. Nous sommes donc dans la discipline spécifique légale du statut civil (y compris le statut de citoyenneté ou le statut d’apatride). Il est clair que le simple fait de ne pas pouvoir obtenir un certificat de son propre pays ne signifie pas automatiquement que l’intéressé n’est plus traité comme citoyen, même s’il faut dire que très souvent ce type de circonstances sont le symptôme de la non-reconnaissance de la citoyenneté de la part de l’autorité du pays de provenance. Les apatrides peuvent-ils être expulsés ? Cela parce que la Police aux frontières de destination ne prend pas aux charges un citoyen dont la citoyenneté n’a pas été reconnue. C’est pour cette raison que de manière plus générale, grâce aux accords de coopération en matière d’immigration et lutte à l’immigration clandestine, la collaboration entre bureaux consulaires est toujours plus intense : faciliter les procédures d’identifications des expulsés et donc, par la livraison de la carte d’identité consulaire pour ceux qui n’ont pas de passeport, il est possible d’autoriser techniquement la procédure d’expulsion. Les apatrides bénéficient de distinctions précises pour obtenir la citoyenneté. Le fils d’apatrides en d’autres termes , à cause des parents qui n’ont pas de citoyenneté et ne peuvent en transmettre une sont automatiquement citoyens italiens, comme si l’enfant était né de parents italiens. Nous savons qu’une telle prévision ne résout pas tous les problèmes de ce type de situations ; souvent dans le doute si les parents sont apatrides ou citoyens de quelques pays, il faut établir la citoyenneté des parents pour pouvoir donner à l’enfant une citoyenneté précise. Il faut préciser que dans le doute - à cause de la normative qui tend à favoriser la citoyenneté et considère la reconnaissance du statut d’apatride comme une catégorie absolument résiduelle - et lorsqu’il n’y a pas d’autres solutions alternatives au fils des parents apatrides - il faudrait immédiatement reconnaître la citoyenneté italienne, et donc, l’inscrire au bureau civil comme citoyen italien, et seulement ensuite il faudrait vérifier qu’au moins l’un des parents a une citoyenneté sûre. Le cas d’enfants étrangers nés en Italie et qui ne sont pas reconnus par les parents. L’officier de l’état civil de la Mairie de Riccione demande la procédure à suivre pour vérifier la citoyenneté d’un mineur né en Italie de parents inconnus et successivement reconnu par la mère, citoyenne étrangère. On se demande s’il est correct d’attribuer à l’enfant la nationalité italienne car au moment de la naissance les parents sont inconnus, et si la successive reconnaissance de la part de la mère (reconnaissance qui peut être faite à n’importe quel moment), entraîne des effets sur la citoyenneté italienne déjà sûre. En ce sens l’officier de l’état civil demande : De l’examen du texte du Min des Intérieurs (Direction Centrale pour les Droits Civils) il résulte (voire page 22) que la reconnaissance successive n’entraîne pas la perte de la nationalité italienne reçue au moment de la naissance lorsque l’enfant était fils de parents inconnus. Cela veut dire que l’enfant, au moment de la naissance, avec parents inconnus, reçoit la citoyenneté italienne et la successive reconnaissance de la part de la mère n’entraînerai pas la perte de la citoyenneté italienne. Mais l’officier de l’état civil se pose la demande car il souligne qu’une circulaire précédant du Ministère des Intérieurs (n. K601 du 11 novembre 1992) indiquait exactement le contraire c’est à dire que le nouveau né, fils de parents inconnus, reçoit la citoyenneté italienne mais il la perd si l’un des parents, successivement, le reconnaît comme son propre fils. La même circulaire indiquait que l’enfant reçoit la citoyenneté du parent qui le reconnaît. Donc le Ministère des Intérieurs indique deux solutions opposées et contraires. Dans la réponse à l’officier de l’état civil le Ministère précise que pour ce cas spécifique il n’est pas possible d’appliquer l’art. 1 comma 1 lettre b) de la loi sur la citoyenneté car la citoyenneté est construite de manière rétroactive. Si on veut dire la vérité, cette réponse du Ministère Des Intérieurs nous laisse perplexes car la formulation littérale de la norme ne laisse aucune possibilité à une reconnaissance qui pourrait arriver après des dizaines d’années, car cela n’est pas interdit pour ce qui concerne les lois. Donc un des parents, ou tous les deux, pourraient agir en n’importe quel moment pour reconnaître le fils. Le Ministère des Intérieurs donne une réponse claire mais qui laisse des doutes. De son côté l’officier, comme tous les officiers, doit suivre les indications du Ministère qui les coordonne pour ce qui concerne les procédures de l’état civil. Il reste donc une procédure ouverte que pour le moment n’a pas encore trouvé une solution car la jurisprudence ne s’en est pas encore occupée. Le collègue continue en disant “les fils, comme on disait, ne reçoivent pas la citoyenneté cubaine et par conséquent s’ils naissent en Italie ils sont des citoyens italiens dès la naissance (art. 1 comma 1 dernière période de la loi n. 91/1992)”. Les fils donc reçoivent automatiquement la citoyenneté italienne dans le cas où la citoyenneté étrangère ne peut pas être donnée d’après les lois du pays d’origine. Le collègue Varali écrit : “pour ce qui concerne la documentation, les parents cubains doivent se présenter au Consulat cubain pour obtenir un document où il est indiqué que le fils mineur n’est pas cubain. Avec cette documentation les parents peuvent ouvrir une instance auprès de l’officier de l’état civil de la Mairie de résidence, ou domicile, pour attribuer la citoyenneté italienne au nouveau né. Le cas dont je me suis occupé, il y a quelques années, indiquait que le père était irrégulier tandis que la mère avait un permis de séjour pour travail. En tout cas le Ministère, après un an d’attente, a répondu en reconnaissant la citoyenneté italienne à l’enfant”. “Pour le père Je me suis demandé (avec son état d’irrégularité) s’il était applicable à l’art. 19 comma 2 lettre c) du DL 286/1998”. C’est une norme spéciale qui prévoit l’interdiction à l’expulsion pour l’étranger qui vit avec le mari/femme ou parent avec lien de parenté jusqu’à un maximum de quatrième degré. Le fils, citoyen italien, est parent de premier degré et le fait de vivre avec lui entraînerait l’interdiction à l’expulsion et le droit à obtenir le permis de séjour pour raisons de famille valable pour travailler. Cette hypothèse interprétative trouve son appui dans les normes des lois, mais les Questure continuent à trouver la norme trop large (art. 19 Texte Unique) laquelle garantirait le séjour à tous ceux qui vivent avec parents ou mari/femme italiens. La citoyenneté italienne est reçue même pour les cas d’adoption Le cas de citoyens majeurs A cause de l’effacement des données la femme n’a pas pu renouveler son passeport et donc n’a pas pu renouveler son permis de séjour. Cette situation est absurde : les cinq ans de l’adoption ne sont pas passés par conséquent elle ne peut pas demander la citoyenneté italienne et ne peut même pas séjourner régulièrement en Italie. Le tribunal de Savone, en considérant cette situation, a soulevé la question de légitimité constitutionnelle. Le tribunal s’est demandé si les principes d’égalité sont assurés à cause de la différence de traitement des adoptés majeurs et les adoptés mineurs. Malheureusement la Court Constitutionnelle ne s’est pas prononcée sur la différence de traitement entre adoptés majeurs et mineurs car, elle a souligné, la différente solution normative n’aurait pas eu d’influence sur la situation subie par la femme et donc il n’y avait pas les présupposés pour une prononciation sur la question de la différence de traitement. Le problème, en effet, ne dépend pas de la normative mais de l’application de la norme de la part de la Questura qui prétendait de ne pouvoir renouveler le permis de séjour à une femme qui était devenue apatride. Le problème aurait dû être vu d’un autre côté c’est à dire en évaluant si le refus au renouvellement du passeport aurait entraîné automatiquement le non-renouvellement du permis de séjour. Cela ne veut pas dire que le majeur, comme le mineur, adoptés ne peuvent avoir entre-temps une position régulière en Italie, car ils vivent avec des citoyens italiens. Pour ce cas donc - sur la base de la règle générale de l’art. 19 - il y a droit au permis de séjour même si, comme on a vu, le permis de séjour est resté bloqué à cause du passeport. Que faire donc ? Peut le non-renouvellement être une manière pour ne pas reconnaître la citoyenneté originaire de la part des autorités du pays de provenance ? On comprend que d’après les lois albanaises la réponse est certainement définie car il y a même l’effacement des données de l’état civil. C’est donc évident que, par ce cas, il y a perte de la citoyenneté de la part des autorités albanaises. Par conséquent on peut imaginer qu’après les cinq ans il ne sera pas possible de présenter la demande pour la citoyenneté italienne, mais qu’on arrivera à la reconnaissance du statut d’apatride.
C’est une procédure qui semble excessivement compliquée lorsque tout au début le problème pratique était le renouvellement du passeport. On précise que aujourd’hui aucune norme italienne, ou de n’importe quel autre pays, assure, par un passeport expiré, l’identification d’un étranger. |
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