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Citoyenneté > InterviewsFrance - La nouvelle loi sur l’immigrationInterview avec Claire Rodier de Gisti12 novembre 2003Est entré en vigueur En France la nouvelle loi sur l’immigration, qui règle de manière très rigide les entrées sur le territoire français et réduit lourdement la possibilité d’obtenir la carte de résidence introduisant le soi-disant contrat d’intégration, aussi la détention augmente de 12 à 32 jours en attente de l’expulsion du pays et introduit la prise des empreintes digitales et les données biométriques pour tous ceux qui feront requête de visa et permis de séjour. « Bras de travail » pour le marché et les entreprises, mais invisible du point de vue des droits. A Paris, du 12 au 16 novembre, s’est tenu le Forum sociale européen. Parmi les nombreuses rencontres ,propositions aussi des rendez-vous consacré au thème de l’immigration. Pour un approfondissement on a interviewé Claire Rodier de Gisti ( Association de juristes français) Q : La loi sur l’immigration française rappelle dans beaucoup d’aspects la Bossi- Fini, une des pires lois au niveau européen du point de vue de l’annulation des droits pour les citoyens migrants. Quels sont les points les plus critiqués de la nouvelle loi ? R : Ils sont nombreux, mais un des aspects plus importants pour nous est la réduction des droits d’étrangers qui sont en situation régulière depuis plein de temps en France. De 1984 le Parlement a appliqué le principe de la carte de résidence de 10 ans pour tous ceux qui vivent en France depuis plein de temps. Cette carte était conçu pour assurer leur intégration. Maintenant pour la première fois, avec la nouvelle loi ce principe se bouleverse, on ne donnera plus la carte de résidence de 10 ans mais une condition d’intégration sera demandé pour pouvoir être délivré. Q : Et aussi par rapport aux expulsions, il y a une durcissement.. R : Oui, en réalité il y a eu une sorte de magouille, car un des aspects de la loi qui a été présenté comme un point positif ( et Sarkozy en est très fier ) est d’avoir aboli la double peine, notamment une peine qui consiste dans la réclusion plus l’expulsion pour les étrangers. Il est vrai qu’ils existent 4 catégories d’étrangers qui pourront être expulsé très difficilement maintenant, mais ce sont des catégories marginales, au tant qu’il s’agit de personnes résidentes en France de plus de 20 ans. Donc ce changement ne touche pas une quantité énorme de la population immigré. Par contre il y a beaucoup de catégories de personnes qui restent soumises à cette double peine et avec la nouvelle dispositif pour la réunion qui prévoit la carte d’un an, ils créEnt de nouvelles catégories de personnes auxquelles on pourra l’appliquer et qui pourront être expulsé. La loi Sarkozy produit de nouvelles catégories de personnes sujet à l’application de la double peine, donc il y a une accélération des procédures d’éloignement. Q : A propos des CPt, combien il y en a sur le territoire français ? R : Il y en a beaucoup. Il y a les centres de détention utilisé avant l’expulsion du territoire, en tout environ une centaine, il y en a des grands et très organisés et d’autres qui consistent simplement de petits locales des commissariats de police dans les petites villes – et ceux qui viennent appelés les zones d’attentes voir les lieux où ils tiennent les immigrés qui arrivent à la frontière française, aussi ceux sont environ 100 dont en réalité très peu sont fonctionnant. Q : Quels sont les réactions des citoyens immigrants en France par rapport à l’approbation de cette nouvelle loi ? R : La mobilisation est très faible. La loi est à peine approuvé mais en discussion depuis plus de 8 mois. Malheureusement cette année on n’a pas retrouvé les mouvements forts de soutien aux sans papiers comme il y a 5 ans. Il est difficile d’analyser pourquoi la mobilisation soit plus faible. Je crois que ce gouvernement va à frapper ainsi tant de secteurs de la société qu’il y a peut être une sorte d’angoisse, de fatigue à l’intérieure de la société française, car il est vrai que le gouvernement Raffarin a frappé la protection sociale, les chômeurs, les intermittents du spectacle, bref il y a eu un nombre énorme de réforme dans ce gouvernement et peut être la question d’immigrants a été un peu marginalisé. On l’a constaté aussi pour ce qui regarde les droits d’asile : il n’y a pas une grande mobilisation, la presse suit peu la question. Q : On a vu qu’aujourd’hui différentes familles de citoyens immigrés ont occupé une église de Marseille. R : Oui, ceci se passe de temps à autres. Je disais qu’il n y a pas un soutien énorme dans les confrontations des sans- papiers, mais en réalité depuis 1997 il y en a eu des mouvements en continu, éparpillé sur le territoire français, de mobilisations de petits collectifs locales. A chaque façon les occupations, les manifestations symboliques, par exemple quand quelqu’un doit être expulsé, ce sont des choses qui existent depuis toujours et qu’on voit quotidiennement : ceci nous donne de l’espoir. |
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