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Lettre ouverte au HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés )

15 décembre 2015

Promoteurs : ADIF- Associazione Diritti e Frontiere, Progetto Melting Pot Europa, Garibaldi 101, Ospiti in Arrivo, Campagna LasciateCIEntrare, Tenda per la Pace e Diritti, Rete Solidale Pordenone, Associazione Immigrati Pordenone, Coordinamento Welcome Refugees FVG, Ambasciata dei Diritti Marche e Refugees Welcome to Trieste

Nous associations, groupes et mouvements italiens nous signalons et dénonçons par la présente lettre ouverte les modalités par lesquels le HCR (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) travaille depuis quelques mois dans les pays européens de ce qu’on appelle "route des Balkans" et à la frontière du sud d’Italie dans le centre de réception de Pozzallo, l’ hotspot de Lampedusa et les sites de débarquement à Augusta et Pozzallo.

En tant que membres d’associations et de groupes italiens nous avons participé personnellement sur une base volontaire à des activités de soutien des demandeurs d’asile le long de la "route des Balkans" et nous sommes en contact permanent et en collaboration avec de nombreux autres groupes de volontaires européens indépendants également engagés dans le soutien des demandeurs d’asile long de l’itinéraire mentionné ci-dessus.

À partir de nombreuses informations recueillies - directement ou indirectement - par des volontaires et les associations sur le terrain dans tous les pays intéressés émerge clairement et constamment que le HCR ne remplit pas adéquatement ses fonctions.
Les nombreux témoignages de volontaires de toute l’Europe mettent en évidence deux situations critiques liées à les actions de HCR :

a) non-protection du Droit d’Asile en tant que Droit Universel et exercée individuellement tel qu’il est consacré dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Convention de Genève

À partir du 19 Novembre, les pays européens de la "route des Balkans" (sur indication de l’Union Européenne) ont commencé à mettre en place une attaque tres grave au Droit d’Asile comme Droit Universel en fermant les frontières à tous ceux qui ne sont pas Syriens, Afghans ou Irakiens (ou qui ne peuvent pas le prouver). Nous sommes face à une violation évidente de l’article. 3 de la Convention de Genève, qui stipule expressément l’interdiction de la discrimination (« Les États contractants appliqueront les dispositions de cette Convention aux réfugiés sans discrimination quant à la race, la religion ou le pays d’origine).

Face à cette décision, le HCR a publié une déclaration conjointe le 20 Novembre avec l’OIM et l’UNICEF qui soulève beaucoup de doutes car il explicite les « catégories » de migrants (« ... Ceux qui sont dans le besoin de protection, ceux qui doivent être relocalisés dans d’autres pays européens, et les personnes qui ne sont pas admissibles à la protection des réfugiés) légitimant implicitement les procédures de discrimination fondée sur l’origine ethnique et nationale.
Dès l’instant où une telle discrimination a été mis en place - mettant gravement en danger non seulement la liberté, mais la vie même de milliers de migrants - HCR avec ses actions a soutenu ou de toute façon passivement accepté cette décision.

Frappant est le cas de la frontière gréco-macédonienne Idomeni où, comme largement rapporté et documenté, la présence du HCR est restée limitée à la version "officielle", tandis que à quelques metres d’elle, des milliers de potentiels demandeurs d’asile ont été laissés à l’abandon pendant des jours ou même des semaines en se fondant uniquement sur le soutien de certains groupes de volontaires indépendants qui, cependant, ne pouvait pas gérer une situation extrêmement critique et dramatique pour les migrants bloqués à la frontière.

Les nouvelles qui nous ont parvenus dans le derniers jours en ce qui concerne Idomeni montrent une complicité en plus du HCR dans la légitimation de ces pratiques de discrimination et de refus d’entrée puisque les opérateurs du HCR ont "invité" les migrants bloqués à Idomeni (qui, nous le rappelons encore une fois, sont tous des potentiels demandeurs d’asile) à rentrer à Athènes, comme indiqué dans son communiqué de presse du HCR, le 4 Décembre. Les migrants eux-mêmes, dans la journée du 9 Décembre, il y ont été amenés par la force avec des bus (et nous sommes très inquietés pour ce qui pourrait arriver si lls refusaient de demander l’asile en Grèce.)
Il ne suffit pas que le HCR a exprimé ses "préoccupations" rendu dans deux comuniqués de presse car ces "préoccupations" ne sont pas en ligne avec le travail réel du HCR le long de la « route des Balkans » et à Idomeni en particulier. Ces considérations sont confirmées par la déclaration du HCR, du 4 Décembre où il est déclaré "des bus quotidiens gratuits pour le retour à Athènes sont disponibles pour les réfugiés et les migrants qui ont pas été autorisés à traverser. Là, ils peuvent rester dans les centres d’accueil et recevoir de la nourriture, un abri et des conseils juridiques par le personnel HCR et les organizations partenaires. En particulier ceux des réfugiés ayant des besoins spécifiques, tels que les femmes dirigeaient les familles, sont libres de rester pour les appartements gérés par Praksis, partner ONG du HCR, comme ils attendent la réinstallation officielle en Europe" en soulignant une presque certain impossibilité de migrants arbitrairement classés comme" migrants économiques par le Pays Européens de pouvoir demander l’asile politique à moins qu’ils ont des« besoins spéciaux ».

Rappelons encore une fois que la Convention de Genève interdit l’expulsion ou le retour à la frontière : « Aucun Etat contractant doit expulser ou renvoyer en aucune façon, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou d’opinion politique ’’ et que le HCR dans un communiqué du 30 Janvier, réitérant la recommandation 2008 de ne pas renvoyer les demandeurs d’asile en Grèce.

b) l’absence ou la présence insuffisante des travailleurs "au terrain" en particulier dans les zones où il ya plus de risques pour les demandeurs d’asile

Ainsi que pour le point a), dans ce cas aussi, nous avons recueilli de nombreux témoignages de volontaires et associations indépendantes sur la fonction de HCR. Il est rapporté à plusieurs reprises et dans plusieurs endroits que leurs opérateurs ne sont pas présents ou sont en très petit nombre sur les sites de débarquement et de la frontière.
En particulier une grande quantité d’infos de Lesvos et d’autres îles grecques touchées par les débarquements a rapporté une absence substantielle du personnel directement impliqué dans les opérations de secours de demandeurs d’asile arrivant par canot de la Turquie, les opérations qui ont été menées et continuent à être effectués presque exclusivement par associations volontaires et indépendantes. En outre, certains volontaires présents dans Lesvos se plaignent à plusieurs reprises d’une présence "passive" de HCR au moment du sauvetage et de débarquements (par exemple dans l’île de Lesvos certains opérateurs HCR on dit d’ être là que pour faire « recherche » et « surveillance »).
Dans des autres frontières le travail du HCR n’a pas été fait de façon adéquate tant en termes de qualité et de quantité, et souvent elle était, et est encore, marginale par rapport au grand engagement des volontaires et des associations indépendantes. En outre, dans plus d’une occasion, HCR n’a pas pris position de manière claire et efficace contre les décisions prises par les Etats européens de la "route des Balkans" qui a violé et / ou sont encore en train de violer ouvertement les droits et la dignité des demandeurs d’asile
En ce qui concerne la frontière sud de l’Italie, Lampedusa, Pozzallo et Augusta, le HCR, bien que présent, il est en train d’assister dans un silence total et dans une passivité totale aux actions des autorités italiennes qui impose, même ici, la division arbitraire entre réfugiés et migrants économiques (en violent les droits de l’homme encore une fois) en rejetant ou forçant ces derniers à entrer dans la clandestinité et / ou l’emprisonnement dans des CIE, dans ce cas légitimant la discrimination ethnique et nationale.

Ce qui précède est en contraste avec le rôle et la mission du HCR en tant qu’institution indépendante tel que défini par elle-même : « Le HCR est la principale organisation dans le monde à l’avant-garde pour sauver des vies, protéger les droits de millions des réfugiés, les déplacés et les apatrides, et construire un avenir meilleur pour eux (...) Le mandat du HCR est de diriger et de coordonner, dans le monde entier, la protection des réfugiés et les actions nécessaires pour assurer leur bien-être. L’Agence veille à ce que tout le monde peut exercer le droit d’asile et d’être accueilli en toute sécurité dans un autre pays. "

Selon ce que nous avons exposè, nous espérons des éclaircissements sur le travail passé et présent de l’HCR et demandons que le HCR met en place toutes les mesures nécessaires afin de garantir efficacement le respect des Droits des Migrants et le Droit de la loi sur l’Asile comme universellement consacré.

Pour informations et adhésions :
yasmina14@hotmail.it
davideeec@yahoo.it