logo

Documento a cura del
Progetto Melting Pot Europa
web site: http://www.meltingpot.org

redazione@meltingpot.org

Home » Cittadinanze » Rassegna stampa

Fin de calvaire pour près de 400 clandestins au large de la Mauritanie

tratto da Jeuneafrique.org

13 febbraio 2007

Près de 400 Asiatiques et Africains candidats à l’émigration clandestine vivaient lundi la fin d’un calvaire de plus d’une semaine, après être restés bloqués dans un bateau au large de la Mauritanie, et la plupart devaient être rapatriés très rapidement.

Ils sont au total 372, et étaient "entassés comme des bêtes dans les soutes" du bateau, un crevettier, a expliqué à l’AFP un journaliste ayant pu monter à bord, avant qu’ils ne commencent à débarquer à Nouadhibou (nord de la Mauritanie).

Un crevettier est un chalutier d’une vingtaine de mètres de long.

Les clandestins "montraient des signes de faiblesse, de fatigue excessive. Ils ont refusé de parler aux médias, de donner leur nom et leur nationalité", a ajouté le journaliste, joint depuis Nouakchott.

Leur état de santé ne nécessitait cependant pas d’hospitalisation, a précisé Ahmedou Ould Haye, un responsable du Croissant-Rouge mauritanien (CRM).

Le bateau, qui serait parti de Guinée ou de Côte d’Ivoire selon les versions, se dirigeait vers l’archipel espagnol des Canaries lorsqu’il a rencontré un problème technique.

Il avait été secouru en haute mer par la Marine espagnole et remorqué le 4 février jusqu’à une vingtaine de miles (environ 30 km) du port de Nouadhibou, mais la Mauritanie avait refusé d’accueillir ses occupants sur son sol, estimant qu’elle n’était pas "juridiquement responsable" de leur drame.

Après une semaine de tractations, l’Espagne et la Mauritanie avaient finalement signé, samedi, un accord prévoyant le rapatriement des clandestins via Nouadhibou, où ils ont commencé à débarquer lundi par groupes de 20, selon des sources concordantes.

De premières informations faisaient état de la présence dans le bateau de 337 Asiatiques (305 Indiens, 22 Birmans, 10 Sri-Lankais) et de 35 Africains (23 Ivoiriens, 10 Sierra-Léonais, 2 Libériens), mais d’autres nationalités pourraient être enregistrées avant la fin de leur identification, entamée lundi, a expliqué à l’AFP Michael Tschanz, un délégué de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), joint sur place.

Jusqu’à 16h00 locales (et GMT) lundi, environ 80 d’entre eux avaient débarqué. Après les formalités d’identification et de santé, des vêtements neufs leur ont été fournis, ainsi que de la nourriture, d’après le CRM.

Selon plusieurs sources, le débarquement des clandestins se poursuivait lundi en fin d’après-midi en présence de représentants des consulats indien, pakistanais et guinéen, de la police espagnole ainsi que des humanitaires.

L’Espagne a dépêché à Nouadhibou quatre avions pour le rapatriement des clandestins, mais aucune information n’était immédiatement disponible sur les modalités de ces opérations de reconduction.

Les clandestins s’étaient auparavant opposés à leur rapatriement, mais "beaucoup d’entre eux n’ont pas le choix, le gouvernement espagnol a prévu leur rapatriement immédiat", a affirmé M. Tschanz de l’OIM.

Jusqu’à lundi, aucune indication n’était disponible sur le pavillon du bateau appelé Marine 1, nom que lui auraient affecté les passeurs.

L’on ignorait également son affréteur, son immatriculation et son véritable nom, tous ayant été effacés. Seul apparaît encore le nom de son port d’attache, Bari (Italie), selon des sources sécuritaires.